mardi 19 mai 2026

L'arbre et la reconstruction de Brest





Les premiers arbres plantés ( devant la fac de lettres de Brest) sont des platanes, on voit qu'ils ont peu de terre à leurs pieds. 
Moins d'ormes mais des  tilleuls, platanes, érables..
 


il a été fait l'inventaire des arbres détruits pendant la guerre afin de récolter des fonds, c'est pourquoi il a fallu attendre les années 50, 60 pour la replantation. plus de 5000 arbres avaient été détruits dont l'orme à plus de 90%.
L'urbaniste de Brest Mathon avait organisé la ville , avec des allées parallèles et des allées de traverse, organisation un peu militaire. 
Il avait fait planter des arbres partout mais les Brestois ont dénoncé le manque de largeur des allées , donc moins d'importance à l'arbre. 
Il a fallu attendre la mandature de Mr Lombard, qui a fait planter plus de 20 000 arbres à Brest



Fin 70 un service d'élagage de Brest a été mis en place, l'unité de mesure était la remorque , la kariguelle, quand elle était pleine la demie journée de travail était finie. 

Lors de la construction du tramway à Brest, plus de 300 arbres ont été détruits, et la tempête Ciaran en 2023 est responsable de la perte de plus de 1000 arbres. 

Le feuillage du métaséquoïa


Le métaséquoïa devant l'église St Louis un des rares conifères a perdre ses aiguilles à l'automne à l'instar du mélèze. L'arbre exotique a été introduit par ordre de Louis XIV
par des marins dont La Perouse. Dans l'hôpital des armées il y avait un des  plus beaux jardins de France grâce à  Antoine Laurent, qui en a été le responsable pendant 40 ans. ( camelia, trachicarpus fortunei, le tulipier de Virginie, araucaria du Chili, le jubea chinensis,) on trouvait des agrumes en pleine terre dans cette période là. 


Le square de la tour d'auvergne, construit en 1832 pour arborer et purifier l'air vicié de Brest et de ce quartier en particuliers, où il y eut des cas de choléra.  Il était planté de tulipiers de Virginie, de rosiers..
Ce square après guerre était complètement intact, au milieu des ruines et des gravats . 


L'endroit a été planté de magnolias grandiflora, qui ont été coupés à cause des étourneaux qui y trouvaient refuge, donc on a privilégié la plantation d'arbres caduques, comme les magnolias soulange et les gleditzias








dimanche 17 mai 2026

Brest et son histoire par les arbres

Nous sommes le 15 mai et nous avions rendez-vous au square Mathon avec Mickaël Jézégou, le but étant de nous faire découvrir l'histoire de Brest par les arbres. 

Nous étions accompagnés de Jean- Marie, Journaliste , photographe à Ouest France pour le magazine " terre de jardin"




Au fil des années il se rend compte qu'il y a de nombreuses évocations de l'arbre à Brest ; " de Jacques Cambry ( 1748- 1807) à Pierre Mac Orlan (1882-1970) en passant par Gustave Flaubert (1821-1880), on y décrit et dépeint des fortifications verdoyantes et des remparts bordés d'arbres. 


Brest sous ordre de Vauban a été entouré de fortifications, près de 10km de fortifications, pour défendre le château. On voit aussi un alignement de 7 arbres au sein du château. Le maire de Brest , le 3 prairial an 10, indique qu'il est expressément défendu à tout citoyen de mutiler les arbres des promenades publiques avec haches ou couteaux sous peine d'amende et 6 mois de prison par arbre détruit. 


Nous sommes tout ouïs malgré la pluie. 

Les fortifications vont de la porte St Louis à la porte du Conquet .  Elles sont bordées d'arbres.

 

Les portes d'accès étaient fermées la nuit. Les fortifications n'ont pas été détruites pendant la seconde guerre mondiale, mais l'urbanisation s'en est chargée. 

Sur le plan on voit très nettement une couronne d'arbres qui longe les fortifications.L'essence choisie par les militaires était l'orme, Brest était une ville d'Ormes, choisis pour des raisons stratégiques, 
pour protéger les remparts de la vue des ennemis; ces arbres étaient adaptés aux conditions de bord de mer, et aussi quand les boulets percutaient les arbres, il n'y avait pas d'éclis. Qualités intéressantes pour les charpentes, et intéressants aussi pour la tenue d'érosion. 
Ils ont été frappés de servitude militaire jusque dans les années 30


Il n'y a pas eu un seul orme de planté près la guerre. 

Après guerre à l'instar de Dinan, on s'adonne à la mosaïculture, comme le montre la photo de la place de la Liberté prise de ma mairie


Les premiers arbres qui ont été plantés sont des platanes; photo ci-dessous. 


Il n' a plus qu'un orme, dans la cours d'école de Kerigou.

 

Poterie au gré du temps

 

Dernière édition

Chères clientes et chers clients,

Nous vous informons que nous arrêtons les fêtes des plantes pour 2027.

Cette année, nous exposons en septembre à la fête des plantes au Grand Blottereau à Nantes et plantes en fête à Kerplouz.

En octobre à la fête des jardins au château de Pommorio à Tréveneuc.

 

Si vous souhaitez acquérir une de nos poteries, passez commande dès maintenant pour que nous puissions organiser notre production.

 

A bientôt sur les fêtes des plantes

 

mardi 12 mai 2026

Les Gobitieres

 Martine m'a demandé de vous poster cet article de Ouest France, que lui ont envoyé Jo et Catherine Hubert. Nous avions visité ce jardin il y a 2 ans. 

Au nord de Rennes, le jardin qu’il a façonné de ses mains a séduit la presse spécialisée

Serge Rigoin et sa femme Monique ont imaginé et créé de leurs mains un véritable havre de paix et de nature. Leur jardin des Gobitières, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine), a récemment reçu les louanges de la presse spécialisée et va ouvrir ses portes au public, le temps d’un week-end.

Dans le jardin des Gobitières, les fleurs de Serge alimentent les abeilles de Monique Rigoin toute l’année.
Dans le jardin des Gobitières, les fleurs de Serge alimentent les abeilles de Monique Rigoin toute l’année. | OUEST-FRANCE

À l’extrémité du chemin des Gobitières, à Betton (Ille-et-Vilaine), on le devine à peine. Le jardin de Serge et Monique Rigoin s’étale pourtant depuis la maison et descend vers le ruisseau le Quincampoix. Un morceau de terre nu d’un hectare, acquis dans les années 1985, que le couple a façonné de ses mains et de son imagination.

Fin mars 2026, leur création a reçu ce qui s’apparente à un bel hommage : près d’une dizaine de pages de l’édition spéciale printemps de la revue L’art des jardins y est dédié à leur jardin. Après une première visite il y a deux ans, la revue m’a rappelé pour revenir l’an dernier et le visiter. J’ai eu pas mal de louanges, se félicite Serge, qui s’affaire au jardin près de cinq heures par jour.

Des fleurs aux ruisseaux

Rhododendrons, rosiers, glycines, azalées, camélias… À force de travail et de persévérance, le couple a patiemment imaginé et créé cette étendue de verdure en se procurant des plants chez des amis, dans les fêtes des plantes, mais aussi lors des voyages. À la réunion, notamment.

Dès le printemps, les fleurs de camélias et de magnolias s’ouvrent. Les cornouillers du Japon, les astilbes blanches, les glycines sont nombreuses et prennent la relève ensuite pour nourrir les abeilles de Monique. Elles pourront compter sinon sur le champ de colza de l’agriculteur voisin. Mais ce n’est pas le miel que l’on préfère, il cristallise trop vite à notre goût, souligne la passionnée.

Les cliquetis du ruisseau et des cascades attirent les oreilles au détour d’un sentier. Tout ici a été construit par les mains du jardinier. Formé de pierres naturelles, de blocs, galets et graviers, le ruisseau est alimenté grâce à la pompe qui remonte l’eau de la mare située en contrebas. Fougères et autres plantes d’ombre agrémentent le tout.

« Il s’est approprié le site »

La mare abritait jusque-là quelques carpes et des canards.  Les buses ne sont pas tendres avec eux, il n’en reste plus qu’un seul,constate Serge.Mais ce n’est pas simple, il ne supporte pas la compagnie et s’est approprié le site », s’amuse celui qui fait toujours visiter son œuvre avec les anecdotes qui vont de pair.

Tous les ans, le jardin est ouvert aux visiteurs pendant deux week-ends. En mai, le visiteur peut profiter de l’ombrage des arbres, tandis qu’en octobre les couleurs de l’automne subliment le lieu. Le rendez-vous est donc donné samedi 30 et dimanche 31 mai pour les curieux avides de découvrir cet endroit peu commun.

Le miel, c’est la passion de Monique, les abeilles trouvent ce qu’il faut sur place, dès le printemps, les fleurs de camélias et de magnolias s’ouvrent, les cornouillers du Japon, les astilbes blanches, les glycines sont nombreuses et prennent la relève et si besoin, le champ de colza de l’agriculteur voisin fera l’affaire. Mais ce n’est pas le miel que l’on préfère, il cristallise trop vite à notre goût.

Portes ouvertes, samedi 30 mai, de 14 h à 18 h, et dimanche 31 mai, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Les Gobitières se situent sur la route de Saint-Grégoire à Saint-Germain-Sur-Ille.