Tout d'abord remercier Notre amie Calou pour cette magnifique affiche.
Eh bien oui, il y avait du monde pour cette conférence!
Notre présidente nous présente Michaël Jezegou, notre conférencier. Le thème de la conférence étant :
Qelles essences d'arbres planter pour demain?
Michaël Jézégou, conférencier , formateur, écrivain autour de l'arbre, c'est ainsi qu'il nous est présenté sur internet . Il a fait l'inventaire des arbres remarquable du département; pendant 4 ans il a été chargé de recenser les arbres les plus centenaires du département . IL est maintenant retourné à Brest où il est responsable des arbres de la métropole. Il est finistérien mais Dinan est sa ville de coeur où il a beaucoup travaillé avec Loïc Vilbert. Un article est paru en 2014 qui s'intitule " Dinan ville d'arbre et d'histoire"; vous le trouverez sans problème sur internet.
10 ans de réflexion pour les arbres pour demain.
Bien sûr au coeur de la problématique: le réchauffement climatique
Plus de préciîtations l'été, moins de gel au printemps, hausse des moyennes annuelles des températures.
Cette planche représente l'évolution des moyennes de t° d'été pour divers horizons climatiques
Une chose est certaine , la certitude de vivre avec l'arbre doit s'imposer. Pour des raisons économiques, pour notre bien-être, pour notre environnement. Il y a corrélation entre les résultats scolaires et les arbres dans la cour d'école.
" cette dépense n'a rien d'excessif, mise en regard des services rendus par les plantations. Elles sont indispensables pour renouveler l'air vicié , elles procurent de l'ombre, si nécessaire, aux nombreux publics et contribue enfin grandement à la décoration de la cité.
Adolphe Alphand ( 1817 -1891)
La Bretagne a la plus grande densité d'arbres anciens;
Ici un chêne costarmoricain âgé de 1200 ans , 4 m de diamètre. Le plus vieux d'Europe a été déménagé à Winsor, à l'aide de greffons;
Le patrimoine arboré est très ancien dans la région.
Il varie selon les pays : il peut mesurer 5, 7, 10 m et plus.
Le palmier n'est pas un arbre mais une graminée.
La glycine est une liane. Ici celle de Rochefort en terre ( au milieu)
Il faurt observer les arbres qui ont traversé les siècles: Chênes pédonculés, poiriers, ifs, châtaigniers...
Dans une moindre mesure: frênes, hêtres, séquoïas, tulipiers de Virginie, cyprès de Lambert.
Les absents: Liquidambars, pommiers, aulne, chêne rouge, sophora du Japon, érables...
En France, sous la révolution, 60 000 arbres de la liberté furent plantés, c'étaient des chênes, des tilleuls, et des peupliers. Il n'existe plus de peupliers de la liberté.
A Rennes : part de la canopée selon les quartiers
En rouge les conifères, en vert les feuillus, en jaune les palmiers. ( A Carantec)
Les racines sont le talon d'Achille des arbres.
Avant tout, prendre soin des racines, par le mulching, et lkes couverts végétaux, sur le périmètre de l'arbre
Il faut favoriser les symbioses micorhizaines entre champignons et racine.
Micorhize: nom collectif des champignons qui aident les racines à renforcer la plante
Face au changement climatique, il faut prendre en compte la réslience de l'arbre. Ici un châtaignier millénaire Pont l'Abbé
Développement séquentiel: 1910 fin de vie, il fait des rejets sur le tronc pour former un nouvel arbre;
En 1981 il a perdu sa cime, en 2009 il forme un nouvel arbre.
Rejet = suppléant capital survie.
Accompagner la résilence de l'arbre
Certains arbres adaptent leur génétique au changement climatique, on a vu un if mâle de 2500 ans ( if de Fortingall en Ecosse) est ensuite devenu femelle: ^masticité génétique.
L'arbre, un mécanisme évolutif unique en son genre, le moindre bourgeon développe des mutations génétiques qui " permettent à l'arbre d'accumuler des mutations au sein de son génôme tout au long de son existence" Christophe Plomion
Adapter l'arbre au milieu, climat, lumière, nature du sol, gradients hydrique et trophique.
Un outil: la marque du végétal local.
Origine locale, diversité génétique, préservation de la ressource.
D'une région de Bretagne à l'autre les arbres peuvent être très diversifiés, ex sur Dinan on trouve plus des chênes et châtaigniers, sur St Malo plutôt des ormes.Le hêtre bleu y est de moins en moins répandu.
et
-
Il faut assister la migration,
une autre voie: l'exotisme.
Paul Crolard, maire de Dinard ( 1908-1919 et 1927 à 1938) a introduit des palmiers à l'entrée de Dinard, ils sont aujourd'hui toujours vivants.
Aussi le tulipier de Virginie ( liriodendron tulipifera) a été introduit en Bretagne par le marquis de la Rouërie.
Il faut aussi adapter la taille des arbres à nos jardins.
Favoriser la diversité, combiner les méthodes pour assurer le maximum de chances à la survie des arbres.
- Migration naturelle
- plantation en migration assistée
exotisme
Vers une approche anthropologique de la conception de nos relations avec les non-humain.
-Invitation à une relation animiste
- Des forces païennes nous plongeant dans le sacré et la dendrolâterie
A gauche le magnolia sur le parvis de l'église St Malo, au centre un grand chêne,
Au centre la promenade des petits fossés , ancienne contrescarpe transformée sous l'implulsion de Charles Pinot-Duclos et le ginko biloba tout à droite qui se trouve dans le jardin anglais.
Voici donc un compte rendu le plus complet possible de la conférence de Michaël Jézégou.
Il n'y en avait pas pour tout le monde, tout est parti!!!!!
